
Depuis plus de vingt maintenant, le centre Ndako Ya Biso à Kinshasa s’engage avec détermination dans la réinsertion sociale et éducative des enfants des rues. Les récits qui suivent témoignent des parcours difficiles mais toujours porteurs d’espoir de jeunes qui, grâce à l’accompagnement du centre, retrouvent un cadre familial, reprennent le chemin de l’école et construisent peu à peu un avenir meilleur.
A travers ces témoignages d’enfants, nous souhaitons mettre en lumière la résilience de ces enfants et l’importance d’un soutien adapté pour leur permettre de se réinsérer pleinement dans la société.

Elvine est un garçon de dix‑sept ans, issu d’une fratrie de deux garçons. Son père était militaire, il est décédé dans la ville de Goma à l’Est de la RDC.
Sa mère assurait la survie de la famille grâce à un petit commerce de farine de manioc, de maïs, d’huile de palme et d’épices (oignons, tomates fraîches et en boîte). Grâce à cette activité, elle parvenait à couvrir les besoins du foyer ainsi que les frais scolaires de Christian et de son petit frère.
Cependant, lorsque le cadet est tombé gravement malade, la mère a dû utiliser tout son capital pour financer les soins. Son commerce s’est alors effondré, plongeant la famille dans une grande précarité.
Elvine a essayé de continuer l’école, mais faute de moyens, il s’est vu contraint de descendre dans la rue, au marché de Selembao, pour vendre des sachets afin de réunir un peu d’argent. Hélas, ses revenus étaient insuffisants et il n’a pas pu poursuivre ses études.
Puis un jour, il a rencontré un animateur de Ndako Ya Biso au marché. Il l’a suivi jusqu’à notre centre d’accueil et a raconté son histoire. Il nous donné son adresse, ce qui nous permis de rencontrer sa mère. Nous avons pu constater sa détresse et la grande précarité de la situation familiale, raison pour laquelle Elvine se retrouvait dans la rue.
Grâce à notre intervention, Elvine a pu réintégrer son foyer et reprendre ses études. Il s’est appliqué avec sérieux et a obtenu son diplôme d’État en section pédagogique avec 50 %.
Aujourd’hui, son projet est clair : trouver une école privée où il pourra enseigner et commencer sa vie professionnelle.
Nous livrons ces différents témoignages pour montrer la diversité des souffrances que vivent ces enfants des rues mais aussi l’espérance que nous parvenons à leur rendre.
Pour les aider, n’hésitez pas à
parrainer ces enfants des rues de Kinshasa.

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