
Boniface, 14 ans, est né d’une relation entre un homme et une femme qui n’ont jamais souhaité vivre ensemble. À l’âge de cinq ans, sa mère l’a confié à la famille paternelle.
Il passait alors ses nuits avec son père, chargeur au grand marché de Gambela, jusqu’à ce que celui‑ci tombe malade et ne puisse plus s’occuper de lui. Peu après, la famille paternelle l’a à son tour abandonné chez sa tante maternelle.
Aujourd’hui, la mère est introuvable — elle serait partie à Matadi — et la famille paternelle également : leur parcelle a été vendue et chacun est parti vivre ailleurs sans laisser d’adresse.
Chez sa tante maternelle, Boniface a été accueilli, mais ses problèmes d’énurésie et son manque d’hygiène ont rapidement créé des tensions. Il accumulait ses vêtements sales et ne savait pas gérer son corps, ce qui a conduit la famille à l’accuser de sorcellerie et à le chasser dans la rue
Nous l’avons alors reçu et hébergé dans notre centre d’accueil Ndako Ya Biso, il y est suivi de près par un psychologue. Nous travaillons avec lui sur l’hygiène corporelle et vestimentaire, ainsi que sur la gestion de son corps. Il commence à bien maîtriser son énurésie et sa tante est désormais prête à le reprendre chez elle.
Boniface, qui n’a étudié que jusqu’en troisième primaire, vient de commencer une formation en mécanique moto. Un pas de géant vers son avenir !
Nous livrons ces différents témoignages pour montrer la diversité des souffrances que vivent ces enfants des rues mais aussi l’espérance que nous parvenons à leur rendre.
Pour les aider, n’hésitez pas à
parrainer ces enfants des rues de Kinshasa.

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