
Angèle, 19 ans, est une jeune fille orpheline de père et de mère. Sans domicile fixe, elle était hébergée tantôt chez un oncle, tantôt chez une grande sœur, sans véritable stabilité. Dans ces conditions, aucune prise en charge familiale n’était assurée et il lui était impossible de suivre une scolarité régulière.
Lorsqu’elle a eu douze ans, plus personne n’a voulu d’elle, ni son oncle dont la femme ne supportait pas la présence d’Angèle, ni sa sœur qui avait elle-même fondé une famille.
Abandonnée de tous, livrée à elle-même, Angèle a dû recourir à la prostitution pour subvenir à ses besoins. Nous l’avons rencontrée en 2019 lors d’une visite sur l’un de nos sites de concentration.
Touchés par sa situation, nous l’avons invitée à rejoindre notre centre d’hébergement des filles pour une écoute approfondie. Elle est venue et nous avons pu prendre le temps de comprendre son histoire et sa grande fragilité.
Angèle exprimait le désir sincère de reprendre ses études, mais son vécu nécessitait un accompagnement adapté. Nous lui avons donc proposé un programme structuré : école le matin et atelier de couture l’après-midi, afin de lui offrir un cadre stable et protecteur tout au long de la journée.
Les débuts ont été difficiles car ce nouveau rythme impliquait un changement profond de ses habitudes. Peu à peu, elle s’est adaptée, a retrouvé confiance et a commencé à se projeter dans l’avenir. Tout est est alors devenu clair : elle voulait désormais terminer ses études et ouvrir son propre atelier de couture.
Angèle a poursuivi ses efforts et a finalement obtenu, en juillet 2025, son diplôme d’État en coupe-couture avec la note finale de 50 %. Son rêve est aujourd’hui devenu réalité : elle a ouvert son petit atelier et commence à vivre de son travail, fière de son parcours et déterminée à construire un avenir digne et autonome.
Nous livrons ces différents témoignages pour montrer la diversité des souffrances que vivent ces enfants des rues mais aussi l’espérance que nous parvenons à leur rendre.
Pour les aider, n’hésitez pas à
parrainer ces enfants des rues de Kinshasa.

Haut de page


