
Jeancy, 23 ans, est l’aîné d’une fratrie de quatre enfants, trois filles et un garçon.
La vie de sa famille a basculé lorsque le père a été frappé par un AVC qui l’a paralysé. Privé de ses capacités physiques, il a alors perdu son petit emploi, seule source de revenus qui permettait à peine de nourrir la famille.
La misère s’est très vite installée et Jeancy, en tant que fils aîné, a dû abandonner l’école pour aider sa famille à survivre. Il n’avait alors que 11 ans mais descendait chaque jour dans la rue pour vendre des bonbons et des mouchoirs au petit marché proche de l’Université de Kinshasa.
C’est dans ce contexte que nous l’avons rencontré lors de notre travail de terrain. Il nous a confié son histoire, mais surtout son désir profond de retourner à l’école.
Nous avons pris contact avec sa famille, nous l’avons réintégré chez lui et inscrit en première année secondaire dans l’une de nos écoles partenaires.
Pendant six ans, nous avons pris en charge sa scolarité, compte tenu de la grande précarité familiale. Grâce à sa détermination, il a obtenu son diplôme d’État avec 69 %.
Son rêve était de poursuivre des études supérieures, un objectif qui semblait hors de portée. Mais une opportunité s’est présentée : un foyer d’étudiants organisait un test d’admission pour soutenir de nouveaux jeunes. Nous avons encouragé Jeancy à y participer. Il a réussi avec distinction et a été admis dans le foyer qui a entièrement pris en charge ses études en sciences de la communication.
Son parcours universitaire est remarquable : distinction dès la première année, puis grande distinction en licence et grande distinction cette année encore pour terminer son cursus.
« Tant que Dieu nous donne le souffle de vie, il ne faut jamais désespérer », dit-il aujourd’hui. Il exprime une profonde gratitude envers le centre Ndako Ya Biso et souhaite que notre mission continue pour les enfants qui ont perdu l’espoir. Il prie pour que Dieu bénisse les responsables et les encadreurs pour leur dévouement.
Jeancy se dit désormais prêt à aider, lui aussi, les enfants marginalisés. Il veut se rendre utile et aspire à devenir un jour professeur d’université.
Nous livrons ces différents témoignages pour montrer la diversité des souffrances que vivent ces enfants des rues mais aussi l’espérance que nous parvenons à leur rendre.
Pour les aider, n’hésitez pas à
parrainer ces enfants des rues de Kinshasa.

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